Fournitures, cartable, vêtements, parfois un ordinateur : la rentrée coûte en moyenne autour de 1 300 € par enfant sur l’année, dont une grosse part concentrée en quelques jours d’août. L’État y répond avec l’allocation de rentrée scolaire, versée mi-août sous conditions de ressources. Mais l’ARS ne touche pas tout le monde, et s’arrête à 18 ans. C’est exactement l’espace où le CSE peut agir.
Le comité dispose d’un levier propre — le bon de rentrée — qui vient compléter l’ARS sans s’y substituer, et qui atteint des familles que l’aide publique laisse de côté. Encore faut-il bien articuler les deux.
- L’ARS 2026 versée par la CAF s’élève à 426,87 € (6-10 ans), 450,41 € (11-14 ans) et 466,02 € (15-18 ans), sous conditions de ressources.
- Le CSE peut verser un bon de rentrée en complément : c’est un événement URSSAF exonéré jusqu’à 200 € par enfant.
- Le bon CSE touche des familles exclues de l’ARS (au-dessus des plafonds) et des enfants jusqu’à 26 ans, au-delà de la limite de 18 ans de l’ARS.
- Les deux aides sont indépendantes : le bon du comité ne réduit pas l’ARS et ne s’y déduit pas.
- Un bon « rentrée » doit servir à des dépenses de scolarité et être justifié par la scolarisation de l’enfant.
L’ARS 2026 : ce que verse la CAF
L’allocation de rentrée scolaire est une aide publique versée par la CAF (ou la MSA) aux familles ayant au moins un enfant scolarisé de 6 à 18 ans, sous conditions de ressources. Revalorisée au 1er avril 2026, elle est indexée sur l’âge de l’enfant au 31 décembre 2026 :
| Âge de l’enfant | Montant ARS 2026 |
|---|---|
| 6 à 10 ans | 426,87 € |
| 11 à 14 ans | 450,41 € |
| 15 à 18 ans | 466,02 € |
Elle est versée en une fois, mi-août, quelques jours avant la rentrée — le 19 août en 2025, à une date voisine attendue en 2026. Le versement est automatique pour les enfants de 6 à 15 ans dont le dossier CAF est à jour ; pour les 16-18 ans, une déclaration de scolarité en ligne est nécessaire dès la mi-juillet. Les revenus pris en compte sont ceux de 2024. Les familles qui dépassent de peu le plafond peuvent percevoir une ARS différentielle, à montant réduit. L’ARS est par ailleurs cumulable avec les bourses de collège et de lycée.
Deux limites structurent tout le reste : l’ARS s’arrête aux revenus modestes, et à 18 ans. Un cadre avec deux enfants au lycée n’y a souvent pas droit ; un étudiant de 19 ans n’y ouvre plus aucun droit. C’est là que le comité prend le relais.
Le bon de rentrée du CSE : un complément, pas un doublon
Le CSE peut attribuer à ses salariés un bon d’achat « rentrée scolaire ». C’est l’un des événements reconnus par l’URSSAF : à ce titre, il est exonéré de cotisations dans la limite de 200 € par enfant en 2026, sous réserve que le bon serve à des dépenses de scolarité et que l’enfant soit effectivement scolarisé. Les règles précises de ce plafond et des conditions d’exonération sont détaillées dans notre guide du plafond des bons d’achat CSE 2026.
Deux différences majeures avec l’ARS en font un vrai complément, et non une redite. D’abord, le bon du comité n’est pas soumis aux conditions de ressources de la CAF : toutes les familles de salariés parents peuvent en bénéficier, y compris celles qui dépassent les plafonds de l’ARS. Ensuite, l’URSSAF admet le bon rentrée pour les enfants jusqu’à 26 ans — bien au-delà de la limite de 18 ans de l’allocation publique. Le comité peut donc soutenir les parents d’étudiants du supérieur, que l’ARS ignore complètement.
Comment les deux aides s’articulent
C’est le point qui rassure les élus prudents : l’ARS et le bon du CSE sont deux dispositifs indépendants. Le bon versé par le comité ne se déduit pas de l’ARS, ne la réduit pas et n’entre pas dans le calcul des ressources de la CAF. Une famille peut donc percevoir l’ARS mi-août et recevoir, en parallèle, le bon de rentrée de son comité, sans que l’un rogne l’autre.
Cette indépendance ouvre une vraie stratégie sociale. Puisque l’ARS cible déjà les familles modestes, le CSE peut choisir de concentrer son effort là où l’aide publique manque : les revenus intermédiaires exclus des plafonds, et les enfants de 18 à 26 ans. Une modulation du bon selon le quotient familial reste possible et recommandée, à condition, comme pour toute prestation ASC, de reposer sur des critères objectifs et de ne plus s’appuyer sur l’ancienneté, exclue depuis 2024.
Au-delà du bon : équiper et accompagner la scolarité
Le bon de rentrée n’épuise pas ce que le comité peut faire pour la scolarité. Le soutien scolaire, les cours particuliers et les plateformes éducatives relèvent d’une logique proche et sont, eux aussi, finançables dans le cadre des ASC — un sujet que nous détaillons dans notre guide dédié au soutien scolaire financé par le CSE. Dans le même esprit, un accès à des ressources numériques — soutien scolaire en ligne, presse, livres — prolonge l’aide ponctuelle de la rentrée par un accompagnement de fond, utile toute l’année scolaire et pas seulement en août.
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Mettre en place l’aide à la rentrée
Le calendrier commande. Comme l’ARS tombe mi-août, le comité a intérêt à voter son dispositif avant l’été et à distribuer le bon en août ou début septembre, au moment des achats. Concrètement : une délibération fixe l’enveloppe, le montant par enfant et les critères ; le comité collecte les justificatifs de scolarité ; il distribue les bons en veillant à ce qu’ils mentionnent une utilisation liée à la scolarité (fournitures, vêtements, matériel informatique). Chaque justificatif se conserve, car c’est lui qui sécurise l’exonération en cas de contrôle.
Questions fréquentes
Le bon de rentrée du CSE réduit-il l’allocation de rentrée scolaire ?
Non. L’ARS versée par la CAF et le bon de rentrée du CSE sont deux dispositifs indépendants. Le bon du comité ne se déduit pas de l’ARS et n’entre pas dans le calcul des ressources de la CAF. Une famille peut cumuler les deux.
Quel est le montant de l’ARS en 2026 ?
Pour la rentrée 2026, l’ARS s’élève à 426,87 € pour un enfant de 6 à 10 ans, 450,41 € pour un enfant de 11 à 14 ans et 466,02 € pour un enfant de 15 à 18 ans. Elle est versée sous conditions de ressources, mi-août.
Jusqu’à quel âge le CSE peut-il verser un bon de rentrée ?
L’URSSAF admet le bon de rentrée scolaire pour les enfants jusqu’à 26 ans, sur justification du suivi de scolarité. Le comité peut donc soutenir les parents d’étudiants du supérieur, alors que l’ARS s’arrête à 18 ans.
Le bon de rentrée du CSE est-il exonéré de cotisations ?
Oui, la rentrée scolaire figure parmi les événements URSSAF : le bon est exonéré dans la limite de 200 € par enfant en 2026, à condition qu’il serve à des dépenses de scolarité et que l’enfant soit scolarisé. Au-delà de ce montant, l’intégralité du bon devient soumise à cotisations.
Une famille au-dessus des plafonds de l’ARS peut-elle recevoir un bon du CSE ?
Oui. Le bon de rentrée du CSE n’est pas soumis aux conditions de ressources de l’ARS. Toutes les familles de salariés parents peuvent en bénéficier, y compris celles dont les revenus dépassent les plafonds de la CAF. C’est justement là que le comité complète utilement l’aide publique.
Quand faut-il verser le bon de rentrée ?
Idéalement en août ou début septembre, au moment des achats de rentrée, en cohérence avec le versement de l’ARS à la mi-août. Le comité a intérêt à voter le dispositif avant l’été pour être prêt à distribuer les bons dès la période des dépenses.
📎 Sources : Service-public.fr — Montant de l’ARS pour la rentrée 2026 · Ministère de l’Éducation nationale — L’allocation de rentrée scolaire
